presseLe Salon des vins de France, organisé par Centre France événements jusqu’à  demain soir, dans la cour du château de Parentignat, accueille 70 exposants. Parmi eux, Nathalie Jeannot et Florent Rude, deux jeunes vignerons.

Je suis une jeune vigneronne, lance, malicieuse, Nathalie Jeannot tout en sortant une de ses cuvées pour faire déguster à AnneMarie et ses amis. C’est mon 4e millésime. Je cherche à faire des vins sur la finesse et l’élégance. » Nathalie Jeannot, 54 ans, est effectivement une « jeune » vigneronne du Languedoc Roussillon, près de Béziers. Elle a décidé, il y a quelques années, de changer de vie. « J’ai passé 22 ans dans l’industrie pharmaceutique. J’avais envie d’être ma propre patronne. Et revenir sur des choses essentielles. La terre, le temps qui passe, la famille. »

Passionnée par ce métier, sa belle famille étant dans la viticulture, elle franchit le pas en 2011, en s’associant à son beau frère. « Nous avons décidé de redresser les parcelles pour générer des vins haut de gamme et vinifier nous mêmes ». De 34 hectolitres en 2012, elle est passée à 240 cette année. Et elle a plein de projets en tête. « Le travail de la terre est difficile car on engage le corps. Mais je ne regrette pas du tout. Le vin est un liant entre les hommes et on en manque aujourd’hui. »

C’est également en 2011 que Florent Rude a repris l’exploitation familiale, un peu plus à l’est de la France, à Quincié-en-Beaujolais. « Déjà à l’âge de 9 ans j ’accompagnais mes grands-parents dans les vignes. Mes oncles avaient également des parcelles. Je me suis installé à 26 ans, après des études au lycée professionnel de Saint-Jean-d’Ardières, dans le Rhône. »

La gastronomie est aussi représentée au Salon : fromages, foie gras, chocolat… Aujourd’hui âgé de 30 ans, il est à la tête de 8,5 hectares de vignes. Seul sur l’exploitation, il ne propose ses vins en bouteilles que depuis un an. « Il y a beaucoup d’investissement à faire au départ. Durant trois ans, j’ai vendu mon vin en vrac. En 2014, j’ai proposé 3.000 bouteilles. J’espère doubler cette année. »

Et il compte bien sur sa présence au Salon de Parentignat pour faire découvrir au public son vin, « pas trop tannique, plus sur le fruit. Il faut que cela reste gourmand et convivial…»

 

Article paru dans le quotidien : La Montagne.

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